Paroisses de Huppaye et Autre-Église

Textes de méditation

Notre Pâques :
une libération

 

Le Christ révèle à chacun ses ressources les plus cachées.

Il fait naître à une vie nouvelle. Il traite chacun comme une personne, libre et responsable.

Il voit en chacun plus d’avenir que de passé.

En regardant les hommes, il croyait que le meilleur, en eux, n’était pas encore apparu.

Il attendait de chacun autre chose que ce qu’on avait déjà trouvé.

Il faisait jaillir une espérance qu’on n’aurait jamais cru possible.

 

Nous sommes engagés dans une aventure de libération.

Il nous est possible de rendre actuels et vivants les gestes libérateurs de Jésus-Christ.

 

Le Christ libère.

Il est impossible de le nier.

Il libère l’homme, il libère la femme.

L’Évangile est rempli de ses gestes libérateurs.

 

Elle était Samaritaine.

Elle était rejetée à cause de sa nationalité, rejetée à cause de sa mauvaise réputation.

Jésus, en rupture avec les coutumes de son temps, a parlé, longuement, avec elle.

Il lui a dit ce qu’il n’avait même pas dit aux Apôtres :

« Je suis le Messie, moi qui te parle. »

Elle n’en revenait pas.

Elle s’éveillait à ce qu’il y avait de meilleur en elle-même.

Jésus libérait en elle des richesses enfouies qu’elle ne soupçonnait pas.

Elle a couru annoncer aux gens de son village la bonne nouvelle, faisant jaillir, à son tour, des sources de joie qu’on n’aurait jamais cru possibles.

Elle était devenue une autre femme.

 

Il s’appelait Zachée.

Il était exclu, pécheur par profession, percepteur d’impôts au service de l’armée occupante.

Il s’enrichissait – et combien – aux dépens des contribuables.

Jésus a cru en lui.

Il l’a regardé; il lui a parlé, il s’est invité à souper et à loger chez lui.

Comment ? Jésus l’aimait, lui, Zachée ?

Mais alors ! Il pouvait se mettre à aimer lui aussi !

« Seigneur, je vais donner… sans compter ».

On le croyait avare. Il se croyait avare. Et voilà qu’il prend plaisir à donner, à distribuer.

Il est devenu un homme nouveau.

 

Elle était adultère.

Elle était exclue pour cause de faiblesse morale.

L’adultère méritait la mort aux yeux de la Loi.

Jésus s’est baissé, comme pour être au même niveau qu’elle; lui, comme elle, condamné à mort.

« Que celui qui n’a rien à se reprocher, lui jette la première pierre ».

Elle était encerclée. Demain, pour elle, était barré

Jésus ouvre devant elle un nouveau possible.

Jésus libère en elle un nouvel avenir.

La vie peut recommencer, plus belle qu’avant

Elle était devenue une autre femme.

  1. Monnon Diocèse de Tournai.