Paroisses de Huppaye et Autre-Église

Textes de méditation

Le covid et après ?  (Par le Pape François)

Le risque, c’est que nous infecte un virus pire encore, celui de l’égoïsme indifférent …(Pape François)

Maintenant, alors que nous pensons à une lente et pénible récupération suite à la pandémie, menace précisément ce danger : oublier celui qui est resté en arrière. Le risque, c’est que nous infecte un virus pire encore, celui de l’égoïsme indifférent. Il se transmet à partir de l’idée que la vie s’améliore si cela va mieux pour moi, que tout ira bien si tout ira bien pour moi.

On part de là et on en arrive à sélectionner les personnes, à écarter les pauvres, à immoler sur l’autel du progrès celui qui est en arrière.

Cette pandémie nous rappelle cependant qu’il n’y a ni différences ni frontières entre ceux qui souffrent. Nous sommes tous fragiles, tous égaux, tous précieux. Ce qui est en train de se passer nous secoue intérieurement : c’est le temps de supprimer les inégalités, de remédier à l’injustice qui mine à la racine la santé de l’humanité tout entière !

Chaque crise est une menace, mais aussi une opportunité. Aujourd’hui je crois que nous devons ralentir notre rythme de consommation et de production, apprendre à comprendre et contempler la nature et à nous reconnecter à notre environnement réel. Nous ne devrons pas perdre la mémoire une fois passée la situation actuelle, nous ne devrons pas la classer aux archives et revenir à la situation précédente. […]

Nous les hommes avons perdu la dimension de la contemplation ; le moment est venu de la retrouver, de voir le pauvre… de découvrir les nombreuses personnes marginalisées. Nous passons à côté d’elles, mais nous ne les voyons pas. Elles font partie du paysage, ce sont des choses.
Voir les pauvres signifie leur rendre leur humanité.