Paroisses de Huppaye et Autre-Église

Edito

Le mois de mai nous encourage à penser à Marie et à en parler d’une façon particulière. Le temps de l’Année liturgique et ce mois de mai nous invitent à ouvrir nos cœurs à Marie d’une façon toute spéciale en sa qualité de Mère de Dieu, à l’instar d’Elisabeth toute émerveillée de la visite de sa cousine Marie : « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. » Par elle, avec elle et en elle, nous aurons une pensée pieuse pour toutes les mères. En effet, une fête annuelle est célébrée en l’honneur des mères dans de nombreux pays. La date de la fête des Mères varie d’un pays à l’autre, mais la majorité d’entre eux a choisi de la célébrer en mai.

Par ailleurs, n’oublions pas que ce mois de mai s’ouvre avec la fête de saint Joseph, travailleur. Joseph, connu à Nazareth comme l’époux de Marie et le père de Jésus. Honnête charpentier qui a travaillé «pour garantir la subsistance de sa famille», Joseph nous enseigne aussi «la valeur, la dignité et la joie» de «manger le pain, fruit de son travail». Ce trait caractéristique du père putatif de Jésus donne au Pape l’occasion de lancer un appel en faveur du travail, «devenu une urgente question sociale» même dans les pays où l’on vit un certain bien-être. «Il est nécessaire de comprendre, avec une conscience renouvelée, la signification du travail qui donne la dignité» qui «devient participation à l’œuvre même du salut» et «occasion de réalisation, non seulement pour soi-même mais surtout pour ce noyau originel de la société qu’est la famille».

La personne qui travaille, «collabore avec Dieu lui-même et devient un peu créatrice du monde qui nous entoure». De là, l’exhortation du Pape «à redécouvrir la valeur, l’importance et la nécessité du travail pour donner naissance à une nouvelle “normalité” dont personne n’est exclu». Au regard de l’aggravation de la pandémie de Covid-19, François appelle à «revoir nos priorités» afin que nous puissions nous engager à dire: «aucun jeune, aucune personne, aucune famille sans travail!»